Mercredi 16 décembre 2009
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Nous vous proposons de
lire ici les articles de l'Eclaireur du 13 et du 27 novembre.
Celui du 13 novembre, ci-après, est un interview d'Yves Thébault, notre très cher maire. Plus bas, vous retrouverez l'article du 27 novembre, dans lequel nos conseillers de Tous Pour Bain ont pu
réagir.
Paru dans l'Eclaireur du 13 novembre 2009 :
Interview : Yves Thébault, maire de Bain-de-Bretagne depuis mars 2008
« Une petite ville à la campagne »
Yves Thébaut, maire de Bain-de-Bretagne depuis un an et demi fait le point sur sa commune. Style politique, projets, évolutions... le maire se confie.
Comment allez-vous monsieur le maire ?
Mentalement ça a toujours été bien. Lors de mon hospitalisation*, j'ai été très bien secondé dans ma fonction par l'ensemble des adjoints. J'ai quand même été hospitalisé quatre mois et cinq jours.
Aujourd’hui, j'ai quasiment récupéré à 100 %.
Comment définissez-vous votre style politique ?
C'est un fonctionnement démocratique qui associe les commissions à une réflexion. J'associe également le plus possible le conseil municipal aux décisions. Néanmoins, je ne peux pas accepter que les
choses soient contraires à mes convictions. J'ai une vision prospective de Bain-de-Bretagne, avec un souci d'équité à l'égard de l'ensemble de la population dans le plus grand respect des
différences.
Je suis partie prenante de toutes les décisions importantes. Quand je ne suis pas d'accord, je prends les moyens de réorienter les choses de façon à obtenir la direction que je souhaite donner aux
affaires.
Quelle ligne de conduite adoptez-vous ?
On ne peut pas être deux à décider. Il y a un proverbe que j'utilise souvent, « Pour faire couler un bateau, il faut mettre deux capitaines. ». Ce n'est pas mon style de gouverner à deux.
Néanmoins, il faut être intelligent, savoir écouter, évoluer. Dans la gestion de la commune, il faut que tout le monde y retrouve son compte. On peut être en position de force mais ce n'est pas du
tout mon style. Je déteste fonctionner comme ça. Dans ma fonction de directeur de CAT, les personnes handicapées m'apportent beaucoup. Leurs remarques m'interpellent et ils m'aident à réfléchir sur
certaines choses. Même si on n’a pas la possibilité de satisfaire toutes les demandes, on doit toutes les entendre. Mais parfois, La somme des intérêts particuliers ne fait pas l'intérêt
général.
«Je ne gouverne pas à deux»
Pourquoi ne siégez-vous pas dans les commissions municipales ?
Chacun des sept adjoints, dans son domaine de compétence, a une liberté de travail. C'est un choix de ne pas participer, ou alors qu'exceptionnellement, au travail des commissions. Si les gens
s'impliquent, il faut leur laisser une marge de manœuvre. Si on décide tout, on fait aussi des erreurs. Quand on est plusieurs, on a plus de pertinence dans les dossiers, on peut aller beaucoup
plus loin dans la réflexion.
La présence du maire peut être intéressante mais elle est quand même une présence qui peut empêcher le débat. À partir du moment où le maire s'exprime, il y a des gens qui n'osent plus s'exprimer,
notamment ceux qui sont dans notre équipe.
Comment travaillez-vous avec les minorités ?
Je me considère aujourd'hui l'élu de tous les habitants de Bain-de-Bretagne donc je m'efforce d'entendre la totalité des remarques et je n'ai pas d'états d'âmes vis-à-vis des minorités. Ils
s'expriment, cela fait partie du fonctionnement démocratique. Parfois les minorités disent des choses qui ne sont pas justes mais je n'ai pas vocation à entretenir cette polémique, c'est sans
intérêt. La population attend que la municipalité travaille, le plus intelligemment et le plus économiquement possible.
Qu'en est-il du projet de rénovation de l'ancien presbytère?
C'est un bâtiment qui a du caractère, il est dans le secteur des bâtiments de France donc cela ne facilite pas les choses. Il y a de gros investissements à faire pour la réhabilitation, c'est ce
qui retarde le projet .0n peut imaginer une enveloppe d'un million d'euros pour la restauration, tout dépend ensuite de ce que l'on fait à l'intérieur. Pour l'heure nous sommes toujours confrontés
à des problèmes de coûts. Mai c'est un projet auquel nous tenons et que l'on aimerait voir aboutir pendant la durée de ce mandat.
Bain-de-Bretagne est-elle plutôt une commune rurale ou cité dortoir ? Comment évolue-t-elle ?
Aujourd'hui on est un peu plus de 7 000 habitants. Je souhaiterai que l'on soit dans le cadre d'une croissance raisonnée du territoire. Je souhaiterai que nous ayons un centre-ville dynamique et
attractif même si la zone de Château-Gaillard est une nécessité. Plus qu'une concurrence, il doit y avoir une régulation entre les deux pôles. Chacun doit pouvoir trouver sa place. Si
Château-Gaillard n'existait pas, beaucoup de gens de Bain iraient faire leurs courses à Rennes. Je souhaiterai que Bain s’approprie un territoire où il y a un cadre de vie agréable, où l’ensemble
des préoccupations des habitants soit pris en compte aussi bien à la campagne qu'en ville. Je souhaiterai aussi que Bain soit une ville à dimension humaine qui privilégie les services à l'enfance
mais également à tout ce qui est intergénérationnel. Les personnes âgées, les services à la personne et que nous ayons une animation structurée où il y a une forte participation. On voit
aujourd'hui des choses qui se font dans les quartiers, des gens se réunissent. Je pense que Bain doit rester une petite ville à la campagne.
Comment se porte l'immobilier à Bain ?
Nous sommes peut-être moins touchés par la crise que d'autres communes, mais nous le sommes aussi. D'une façon générale, les projets immobiliers n'avancent plus au même rythme qu'il y a deux ou
trois ans. Le lotissement qui est en cours est rempli aux deux tiers. Mais il y a encore des possibilités de constructions, il reste du terrain, presque en ville. Aujourd'hui, nous réfléchissons
dans ce sens : utiliser le potentiel urbain pour qu'il y ait sur le centre-ville une population et un maintien de l'activité. D’où la nécessite d'avoir des commerces de centre-ville.
Comment se porte le tissu associatif ?
Il y a beaucoup d'animations à Bain, très régulièrement, ainsi que des vies de quartiers. Au total, la commune a 90 associaions. On compte 30 à 40 animations différentes dans l'année.
Propos recueillis par Tifenn Lorcy
tifenn.lorcy@publihebdos.fr
*Yves Thébaut a été hospitalisé suite à un accident de ski de janvier à avril 2009.
Paru dans l'Eclaireur du 27 novembre 2009 :
A la Une du pays : Le groupe minoritaire de Bain-de-Bretagne réagit
« Il fait bon vivre, mais à quel prix ? »
Le groupe minoritaire Tous pour Bain réagit aux propos du maire dans l'interview parue dans L'Eclaireur du vendredi 13 novembre.
Monsieur le maire affirme être le seul maître à bord. Comment peut-il décider ? Les dossiers sont travaillés lors des commissions municipales où il brille par son absence. Notre groupe a le mérite
d'être toujours présent aux débats, notre vocation n'est pas de polémiquer mais d'être là pour défendre les intérêts des Bainais.
L'emplacement de la nouvelle école Sainte-Anne imposé dans la précipitation par la municipalité est une aberration géograohique.
La Comcom aurait dû subventionner
Le maire laisse ses adjoints gérer la ville de Bain-de-Bretagne, et se concentre sur sa participation au bureau de la Communauté de communes pour défendre nos intérêts. Notre ville investit un
million d'euros dans l'aménagement touristique des berges du lac... La communauté de communes a la compétence touristique et aurait dû subventionner ce projet ainsi qu'elle l'a fait à de nombreuses
reprises sur notre canton : le planétarium de La Couyère, les mines de Brutz à Teillay, la voie verte de Teillay à Messac, le port de Messac, la halte nautique de Pléchatel, les deux sentiers
d'interprétation de Pancé et du Sel-de-Bretagne, le pont de la Halte du volcan à Poligné, le musée Aulnette au Sel-de-Bretagne. A Bain-de-Bretagne : rien.
Nous regrettons de n'avoir eu aucune information ni concertation sur la réquisition de la salle des fêtes. Monsieur le maire nous promettait un fonctionnement démocratique : lors du dernier conseil
municipal il a promis une suspension de séance afin de discuter du projet éolien avec une association présente dans le public et le moment venu leur a refusé la parole... Il fait bon vivre à Bain
mais pour combien de temps et à quel prix ? »
Valérie Nicolas, Alain Ferré, Fabienne Léon, André Tournedouet, Sylvie Gauthier.